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Du Rififi à Mi-Temps | OeilDuThon.com

Du Rififi à Mi-Temps

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Apéro calmos avant le barouf - 2

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NOTE DE L'AUTEUR: Je vous invite à relire le PREMIER EPISODE de notre histoire, ce dernier ayant subit quelques modifications non négigeables afin de mieux vous plonger dans l'ambiance.

« La quoi?! »
Le capitaine Mordret regardait le dossier posé sur le  bureau d'accueil du commissariat avec méfiance.

Il interrogea du regard le planton qui l'avait fait venir, un jeune échalas qui flottait dans son uniforme. Il ne rendit à Mordret qu'un regard vide qui semblait dire «  si je devais prendre des décisions, à quoi ça sert que j'aie des supérieurs? »
Il leva les yeux sur la jeune femme debout face à lui, tout en se livrant à un de ses exercices préférés: établir mentalement sa fiche anthropométrique.

Femme. Nom: Pham. Prénom: Alice. Age: aux alentours de 27 ans. Taille: 1,66, poids, environ 51kg. Origine ethniques: métissées ; probablement asiatiques et nord-africaines. Yeux noirs, cheveux noirs (signe particulier: lourde dreadlock). Peau mate (addendum: olivâtre). Profession: assistante sociale ou quelque chose du genre. Note personnelle: extrêmement jolie.

Elle s'adressa à Mordret comme si il venait de lui vendre un poisson pas frais.
« La réinsertion. Ces deux personnes remplissent parfaitement les critères leur permettant de bénéficier du programme d'Insertion Judiciaire par l'Emploi. Et je veux savoir pourquoi vos services ont refusé de valider le dossier. Aussi j'exige de rencontrer le... »
Elle lut une note sur un calepin.
« ...commandant Mestaoui.»

 Addendum à la note personnelle: emmerdeuse. Elle y croyait. Pire, elle avait la foi:  Mordret l'entendait mettre les majuscules des sigles.
« Mademoiselle, je crois que vous avez pas bien saisi à qui vous avez à faire...
- Si je le sais. A deux personnes à qui des gens comme vous refusent de donner une chance pour des erreurs de jeunesse. Je connais leur dossier par coeur, leur casier ne contient que des broutilles, et... ou allez vous? »

Nouvel addendum: n 'aime pas la police ; a probablement déjà eu affaires au service. A vérifier.
Mordret s'était levé de son bureau en soupirant, et se dirigeait vers un couloir, le dossier sous le bras.
« Suivez-moi.
- Où ça?
- On va voir le Raïs.»

Mathilde et Du Plantier se figèrent comme deux ados surpris à échanger leur chewing-gum, et fixèrent les deux arrivants.

Ils étaient manifestement de la même famille ; même forme de visage en ovale, même nez droit, mêmes yeux verts, même bouche fine. Mais la ressemblance s'arrêtait là.
Le premier devait culminer au dessus du mètre quatre-vingt cinq, était plutôt élancé et dégingandé. Il mâchonnait un cure-dents, les mains dans les poches d'un air assez calme, presque ennuyé. Pourtant en le regardant, Du Plantier eut instantanément les vertèbres qui voulurent se carapater en douce, et sa sueur atteignit une température polaire.

Le second était au contraire petit, sans doute moins d'un mètre soixante-dix, et faisait plutôt râblé. Il se tenait les mains le long du corps, bouche serrée, l'air en colère... contre quoi Du Plantier n'aurait su le dire, mais il soupçonnait que c'était à peu près contre tout ce qui passait sous ses yeux, et comme à ce moment là, c'était lui, les vertèbres de Du Plantier se battirent entre elles pour atteindre la sortie la première.

Mathilde, toute larme soudain stoppée, se crut soudain dans un vieux polar. Les deux hommes étaient en effet tous deux en costume trois pièces gris, fine cravate, avec un feutre sur la tête, à large bord pour le plus grand, bords étroits pour le petit. La coupe était très classique, mais Mathilde se douta qu'il s'agissait en fait de sur-mesure. Seules leurs chaussures faisaient modernes, mélange parfait de tennis et chaussures de ville, mais restaient assorties à l'ensemble. Mathilde eut un bref moment l'impression qu'ils étaient en noir et blanc. En ajoutant à cela qu'ils venaient de parler avec un accent titi que Gabin n'aurait pas renié...

L'insertion? Ah? Euh... d'accord... 'pouvez disposer Mathilde, on en rediscutera. »
Cette dernière ne se fit pas prier, et se replia vers son bureau pour observer la confrontation, qui promettait d'être intéressante.

Du Plantier passait le cap de la surprise et reprenait ses postures de ministre en rangeant son bureau et en ramassant le dossier IJE au sol.

« Bien bien messieurs en premier lieu attention, je vois sur mon petit, mais précis bloc notes que vous aviez rendez-vous à neuf heures, et il est à ma montre... neuf heures pétantes! Hum.. bien! Bravo, ponctualité est grand mère de grandes qualités, comme je dis, hein?
- On peut s'carrer?
- Hein? »
Le plus petit désigna du menton les deux chaises disposées de l'autre côté du burau.
« Ah! Oui, mais attention! Confort au travail, flemme à l'ouvrage comme je dis souvent! Mais bon pour commencer de bonnes relations, un peu de détente, allons-y allons-y! »

Pour Du Plantier, il était très important que l'ordre social se reflète dans la disposition des sièges. Ainsi,  les hauteurs des chaises, de son bureau et de son propre fauteuil étaient savamment calculées pour qu'il soit certain d'être en position supérieure par rapport à ses interlocuteurs. De fait, le petit se trouva avoir l'air minuscule, et le grand avait presque les genoux sous le menton, image qui redonna aux vertèbres de Du Plantier l'envie de se remettre en bon ordre.
« Aloooors, l'IJE! » dit Du Plantier
« Premier round » songea Mathilde.

A SUIVRE...

Apéro calmos avant le barouf

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Le commandant Karim Mestaoui regardait Montpellier par la fenêtre de son bureau. Ses pensées voguaient au rythme de la pipe à eau sur laquelle il tirait. Son regard caressait la ligne en escalier de l'immeuble du Polygone, continua au-dessus des immeubles de l'Ecusson et s'arrêta sur la pointe orgueilleuse de l'église Saint Anne.

Il était arrivé depuis un peu moins d'un mois, et continuait pourtant à se demander si il aimait cette ville. Karim aimait les villes, qu'il traitait exactement comme il traitait les gens: il cherchait à les découvrir, les amadouer, les séduire parfois; mais rien ne pouvait rassasier sa curiosité à leur égard. Hors Montpellier lui échappait. Elle lui faisait penser à une très belle femme, dont on ne saurait dire si la beauté n'est que superficialité, ou un masque pour dissimuler un esprit brillant...

Il leva les yeux vers le ciel. Le fameux ciel de Méditerranée, celui de son enfance sur les plages d'Alger, celui de Cézanne. Sans un nuage alors qu'on était déjà en octobre, il semblait être par sa simple présence comme une promesse d'avenir radieux.
« Et pourtant, songea Karim, la tempête va bientôt se lever »

Il sourit.

Par cette même douce matinée d'automne, Henri-Gontrand Marcelin du Plantier sifflotait gaiement en admirant sa nouvelle devanture, qui annonçait fièrement sur l'avenue de Toulouse, un des boulevards les plus passants de Montpellier:
« Du Plantier Interim, du travail, pas pour la frime ».

Il en était fier, car il l'avait trouvé tout seul, son slogan, et il le trouvait chantant.
Henri-Gontrand Marcelin du Plantier aimait son agence.
Henri-Gontrand Marcelin du Plantier aimait son travail.

Il aimait voir arriver tous ces jeunes, moins jeunes, vieux, blancs, noirs, beurs, hommes, femmes, tout le spectre social du désespoir. Ils franchissaient son seuil timides, mais déterminés, les yeux pleins d'espoir à la recherche d'un emploi. Et ces orphelins du travail, ces oisillons rejetés du nid des agences publiques, Henri-Gontrand les recueillait et les renvoyait voler dans le ciel des forces vives de la population active.

Et pour cela, il avait sa méthode, une méthode d'abord éducative qui faisaient des agents envoyés par son agence des employés très recherchés. Il leurs apprenait une attitude basée sur des valeurs saines et malheureusement souvent oubliées: tout d'abord la soumission complète à son supérieur, puis l'oubli des droits sociaux les plus contre productifs, et dans l'ensemble une conscience aigüe de la place respective que chacun doit avoir dans la société ; et qu'il est mieux pour tous de ne pas vouloir en sortir.
Cette partie pédagogique de son métier était la préférée de Henri-Gontrand Marcelin du Plantier, sa façon à lui de s'engager dans le débat citoyen.

« Mathilde! »
Mathilde Rougon sursauta comme à chaque fois que Du Plantier l'appelait, provoquant une petite pluie de papiers divers au travers de son bureau.
« Mathiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiilde!!! »

Nouvelle averse. Mathilde inspira profondément et combattit le picotement qui pointait déjà au coin de ses yeux. Elle se remit en tête les techniques de remise en confiance par la l'imaginaire qu'elle venait de lire dans « Femmes libres et sauvages » du Dr Kraimeu. Elle inspira profondément puis s'imagina être un arbre puissant, ses racines plongeant dans un océan d'estime de soi.
« MATHIIIIIIILDE! OU EST LE DOSSIER DES REINSERTIONS? »

La pluie fut cette fois accompagnée de chute intermittente de gommes et de crayons. Mathilde s'avança vers le bureau de Du  Plantier
« Je l'ai posé sur votre bureau ce matin, M. Du Plantier... »
Sa voix ressemblait à celle d'une petite souris qui indiquerait à un laborantin où se trouve les seringues.
« Allons, allons, ma petite Mathilde, pas de monsieur entre nous! Confiance et détente, en toute circonstance! »

Du Plantier, lui, trônait derrière son bureau de l'air le plus ministériel qu'il pouvait se donner. Il avait le visage rond et plutôt agréable, les yeux noisettes, et une crinière brune qu'il entretenait avec soin maniaque, et qui se déployait avec une sauvagerie savamment calculée.
Il reprit:
« Bien, alors, il va falloir songer à être précise, hein, ma p'tite Mathilde, précision est mère de profusion, hein? Parce quel là, je le regarde, mon bureau, je fouille je scrute, et pff, pas de dossier de réinsertion, pas du tout, et pourtant on le sait il est important le dossier, hein?
- Oui, Du Plantier.

L'Insertion Judiciaire par l'Emploi, ou IJE. Oui, une belle trouvaille. Du Plantier en était très fier. Des partenariats avec la région, l'état, la police. Des financements pour aider des petits délinquants à repartir du bon pied, soutenu par le brave Du Plantier et les réseaux de son agence. Des gens qui devaient travailler à tout prix pour éviter la case prison et même parfois effacer leur casier judiciaire, et ce quelles que soient les conditions de travail. Les mots préférés de Du Plantier, et de ses clients.

Un rugissement la tira de sa réflexion:
« MÖSSIEUR Du Plantier Mathilde! Pas de familiarité excessive, hein? Respect est père de société bien ordonnée, comme je dis, hein? Bon alors, il est où, ce dossier, hein, vous l'demande Mathilde! »
- Je crois que vous l'avez mis à vos pieds monsieur Du Plantier. »
Elle ne voyait plus qu'au travers d'une brume lacrymale, son arbre de confiance réduit à une pousse de  bonzaï. Mais elle tenait. Elle savait que la Rolex de son patron étalée sur son bureau était en mode chronomètre.

Elle savait que le record pour la faire fondre en larmes était de 2 minutes 27.
Aucun d'entre eux n'entendit la cloche d'entrée de l'agence.
« Et c'est un endroit pour classer les dossiers, ça Mathilde? Vous pensez que le plancher fait partie de l'organisation? C'est du je m'en foutisme, ça! A deux doigt de la faute grave ça! Pour un mère célibataire, bravo! Déjà que, hein? »
Explosion de larmes, record battu.

Un toussotement faussement discret se fit entendre dans le dos de Mathilde. Par dessus l'épaule tressautante de sa secrétaire, Du Plantier aperçu les silhouettes de deux hommes.
« Msieur Du Plantier?
- Oui, quoi, oui, hein, bien vous voyez bien que c'est pas le moment, là, hein? Rudesse est cousine de tous les vices, hein?
- c't'à dire qu'on a rencard...
- ... rapport à l'insertion... »

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INTRO - Du Rififi à Mi-Temps

Les affreux débaroulent!
Gouailleurs, bastonnneurs et dézingueurs dans l'âme, Roger "le Plombeur" et Maurice "la Mouche" ont décidés de ranger leurs soufflants et d'aller travailler dans le monde des caves...
Des flingues avec silencieux, de la répartie frappante, un sphinx, des flics, des mafieux et bien d'autres sont au menu de ce feuilleton littéraire garanti sans sucre ajouté, mais alourdi en plomb...

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